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Conférence de presse - Rentrée 2018

La formation professionnelle, qui inclut l’apprentissage, connaîtra un véritable bouleversement en 2019. Au centre de formation d'apprentis de Quimper, le directeur évoque écueils et atouts de cette révolution.

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Pascal Cadieu, directeur du Centre de formation d’apprentis de la chambre de métiers, à Quimper.

Comment s’annonce la rentrée au CFA de Quimper ?

Avec 803 apprentis, c’est la meilleure rentrée depuis plusieurs années. En comptant les stagiaires, il y aura 900 personnes cette année. La modernisation du centre de formation se termine cette année avec la création de dix salles de classe supplémentaires. Le pourcentage de réussite aux examens est bon (88 % pour l’ensemble des formations).

Tout va bien. Mais tout sera bouleversé lors de la rentrée 2019 ?

La réforme de la formation professionnelle est une vraie révolution. Désormais, ce sont les branches professionnelles, au lieu des Régions, qui vont financer les formations. Avec les régions, nous signions des conventions pour cinq ans. Désormais, chacune des branches, chaque année, exprimera ses attentes de formation.

Une révolution peut déboucher sur des améliorations ? Ce sera le cas avec cette réforme ?

La concurrence va être vive entre les formations d’apprentis, les lycées professionnels, les organismes privés de formation. Déjà, on peut regretter le manque de visibilité actuel sur les conditions de financement. Les contrats des personnels vont être aussi impactés par cette réforme. Enfin, certaines structures sont mieux armées que d’autres pour aborder cette nouvelle période.

Le CFA de Quimper se trouve en bonne position dans cette concurrence ?

Les investissements ont été réalisés à temps, nous disposons d’un outil neuf. Notre effectif est à la hausse. Sur certains métiers, la concurrence aura du mal à s’imposer. Un atelier alimentaire représente un investissement de 300 000 € environ. Une simple salle de classe ne suffit pas ! Notre personnel est bien formé. Grâce à la réforme, nous n’aurons plus à attendre un an pour lancer une formation. Ce qui était le cas jusqu’ici. Mais nous devrons être très réactifs.

On peut donc espérer que les métiers trouvent des jeunes formés ?

C’est l’objectif. La situation que nous connaissons illustre la difficulté à résoudre l’équation. Les jeunes voulant devenir pâtissiers sont très nombreux. Il faut trouver les entreprises. À l’inverse, c’est la pénurie totale pour le service en salle. Le métier n’attire pas les jeunes. On prévoit des options sommellerie pour susciter l’intérêt. D’un métier à l’autre, la situation est très variable. Il y a un nouvel équilibre à trouver.

Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-ultime-rentree-avant-la-revolution-de-l-apprentissage-5944567

 

 

Révolution au CFA. Inquiétudes et opportunités 

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Pascal Cadieu, directeur de la formation au CFA de Cuzon. (Ronan Larvor) 

La réforme de l’apprentissage sera « une révolution », a présenté, ce vendredi, Pascal Cadieu. Le directeur du CFA de Cuzon, qui fait le plein cette rentrée, pointe des inquiétudes, des opportunités et surtout des incertitudes qui vont peser sur la rentrée 2019.

Au 31 août 2019, l’apprentissage ne dépendra plus des Régions, qui en assuraient le financement, mais des branches professionnelles. Les conséquences de cette réforme, qui vise à donner plus « d’agilité » au système, sont comme souvent en cascade. « Nous avions une dotation globale pour cinq ans et nous allons passer à un financement par branche et par diplôme, résume Pascal Cadieu. Or nous allons devoir attendre le mois de mars prochain pour connaître les modalités de prise en charge par chaque branche. Actuellement, les apprentis connaissent le niveau de la prise en charge par la Région (mallette d’équipements, hébergement, restauration et même aide au permis de conduire). Nous ne savons pas si les branches reprendront le même montant et qui, le cas échéant, paiera le reste à charge, l’employeur, le gouvernement ? »

88 % de taux de réussite

« La réforme est une opportunité qui permettra de mieux coller aux besoins d’un territoire, admet Pascal Cadieu. Cela veut dire, par exemple, qu’une branche, par exemple l’hôtellerie, peut avoir un besoin important ponctuellement, ouvrir une formation et la fermer l’année suivante si les besoins en personnels sont pourvus. Que deviennent alors les contrats des formateurs ? Il y a une inquiétude de leur côté ». Il rappelle aussi que les CFA vont se retrouver sur un marché concurrentiel ouvert aux organismes privés de formation. Une concurrence avivée par l’obligation faite à tous de publier les résultats. Les CFA ne partent par perdants dans l’affaire car les jeunes seront tentés d’aller vers les meilleurs. À Cuzon, le taux de réussite 2018, toutes formations réunies, est de 88 % et plusieurs diplômes (CAP réparation des carrosseries, charcutier traiteur, vente de produits alimentaires, BP boulanger, bac pro cuisine…) affichent 100 %.

Attention à la sélection

« Si on accorde trop d’importance à ces taux, il y a le risque d’une sélection artificielle des apprentis pour retenir les meilleurs, alerte Pascal Cadieu.

Ce n’est pas notre objectif, comme l’illustre notre programme d’accueil de jeunes qui ne sont pas francophones d’origine et ne maîtrisent pas bien le français. Alors que des centres refusent de les inscrire, nous en avons une quarantaine que nous faisons le choix d’intégrer en leur proposant aussi un parcours spécifique FLE (français langue étrangère) ».

Déconvenues et satisfactions

La chance pour Cuzon, un an avant la réforme, est de faire le plein cette rentrée, même si la situation, selon les filières, est contrastée.

La boulangerie-pâtisserie marche très fort (259 apprentis). « Par contre, nous avons un décrochage en cuisine-hôtellerie-restauration. Il y a beaucoup de difficultés à trouver des jeunes, notamment en service en salle. Il y avait 24 places proposées et aucun jeune en face. Nous n’aurons pas de brevet professionnel Arts du service ni de bac pro Commerce et service en restauration. Nous n’aurons pas non plus de bac pro Commerce, ni de BTS Management des unités commerciales. C’est une déconvenue dans un domaine où nous ne sommes pas assez connus par rapport au privé. Nous n’arrivons pas à mobiliser les jeunes et les entreprises sur le bac pro, un diplôme théorique sur trois ans. Les entreprises manquent sans doute de visibilité et les jeunes sont attirés par les lycées professionnels qui font les mêmes propositions ». La fleuristerie et la section charcutier-traiteur connaissent aussi quelques difficultés pour absence de jeunes malgré les offres d’entreprises.

Côté satisfactions, outre la boulangerie, la coiffure marche très fort, de même que la filière automobile qui n’a jamais eu d’aussi bons résultats. Il y a 803 apprentis (900 jeunes si on compte les stagiaires, contrats pro, certificats de qualification professionnelle…) cette rentrée, au CFA, contre 740 l’an passé et ce malgré la fermeture de plusieurs bacs pro. Les gros effectifs de la première année (406) garantissent au moins un niveau identique pour la deuxième à la rentrée 2019. Le CFA, dont la rénovation est terminée, est donc armé pour la réforme qui s’annonce turbulente.

Le Télégramme

https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/revolution-au-cfa-inquietudes-et-opportunites-31-08-2018-12065194.php#OSQ5Us8chXJi3Ymk.99

 

Concours Un des Meilleurs Apprentis de France 2018

Concours "Un des Meilleurs Apprentis de France" - Carrosserie

 

Hugues Philipot a été médaillé d'or, sélection départementale, du coucour "Un des Meilleurs Apprentis de France" jeudi 14 Juin 2018 à Brest.

Il est actuellement en CAP Carrosserie en 1an à la carroserie Philipot à Quimper.

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#DémarreTaStory !

#DémarreTaStory avec l’apprentissage !

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Le ministère du Travail engage dès le 27 avril 2018 une mobilisation inédite des acteurs de l’apprentissage afin de défendre la filière contre les idées reçues.

Alors que 70% des apprentis trouvent un emploi dans les 7 mois suivant la fin de leur formation, seulement 7% des jeunes de 16 à 25 ans se dirigent aujourd’hui vers cette filière en France.

L’apprentissage, trop souvent perçu comme une voie par défaut, est en réalité un tremplin majeur vers l’emploi et constitue un choix porteur de sens compatible avec toutes les envies : études courtes ou longues, pour les jeunes de 16 à 30 ans, dans tous les secteurs d’activité ou presque … l’apprentissage mérite aujourd’hui d’être reconnu à sa juste valeur.

La campagne de valorisation mise en place pour ce faire par le ministère du Travail est fondée sur une idée simple : ce sont les apprentis qui sont les meilleurs ambassadeurs de la cause de l’apprentissage. Pour partager leurs expériences c’est un format décalé et percutant, ancré dans leur quotidien, qui a été choisi : celui de la « story » au format réseaux sociaux.

Les apprentis sont invités à raconter leurs parcours, leur quotidien, leurs fiertés et leurs craintes, afin de montrer à quel point le choix de l’apprentissage, loin des à priori, se révèle être une voie de passion, d’excellence et de dépassement de soi.

Il suffit de quelques minutes pour mettre en avant ces belles histoires, et inviter dans le même temps ceux qui doutent à commencer la leur. Pour en savoir plus sur cette campagne faite par et pour les apprentis, rendez-vous sur le site du ministère, vous y trouverez de nombreuses stories et un tutoriel pour vous aider à raconter votre propre story !

Et n’oubliez pas d’utiliser #DémarreTaStory pour que votre contribution soit identifiée et partagée par le ministère du Travail.